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CRABE

Summary:

Un ennemi invisible grandit en lui, et son univers entier bascule.

ou : Tadej Pogačar a un cancer

(English version also available with the title : CRABE [ENGLISH VERSION])

Chapter 1: CHAPITRE UN

Notes:

Bien le bonjour !
Nous y voilà. Je vous livre ici ma fanfic qui tournait dans ma tête depuis un bout de temps, déjà pas mal avancée dans un carnet qui traine sur ma table depuis des lustres *petit instant émotion*
Ce récit est noté M pour les sujets qui y sont traités mais également pour un peu de moments chaud pépito (héhé) plus tard dans la fanfic.
Je tiens à dire que je ne suis pas médecin. Il peut y avoir des erreurs. J'ai fait des recherches mais Google ne remplacera jamais 12 ans d'études (et ce qui est valable pour un individu ne l'est pas forcément pour un autre).

J'espère pouvoir continuer sur un bon rythme de publication et vous proposer des chapitres régulièrement. (Une version anglaise va poper aussi sous peu normalement.)
N'hésitez pas à donner votre avis en commentaire ( a priori ça aide à écrire plus vite selon une récente étude 😇).

Voici Crabe.

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

CRABE

CHAPITRE 1


La pluie avait cessé de tomber sur Paris quand le podium du Tour de France 2025 commença. Dans la salle neutre, avant de monter les marches pour se rendre sur l’estrade, Tadej Pogačar observait d’un air distrait la foule extérieure. Les bras croisés sur son torse portant le maillot jaune, sa respiration était calme. Les semaines intenses de course étaient terminées, les étapes montagneuses derrière lui. Il sentit un soulagement, un poids disparaitre de ses épaules. Il sourit doucement en pensant au repos qui l’attendait, aux petits plaisirs de la vie abandonnés depuis le début de sa saison rythmée. 
Il tourna la tête et son regard gris se posa sur l’homme qui se tenait à ses côtés, dans la même position que lui, les bras repliés sur son maillot de la Visma-Lease A Bike. Jonas sentit qu’on l’observait et leva les yeux vers Tadej, lui adressant un sourire timide. 
Ils se côtoyaient sur les courses depuis tant d’années maintenant qu’ils avaient appris à se connaitre par des petits signes, des hochements de têtes, des sourires dissimulés, des larmes. Ils n’étaient pas proches, mais ce qu’ils partageaient était bien plus précieux —une rivalité unique. 
Tadej lança un sourire rayonnant au danois en réponse, et ce dernier étouffa un rire discret. Son rival en jaune était solaire. Rien ne semblait troubler sa bonne humeur, car malgré ses déclarations de ras-le-bol sur les derniers jours du Tour, les membres du peloton n’avaient pas vu de réelle différence chez le jeune homme : toujours souriant, à rire et faire des pitreries. 
Jonas, pourtant, voyait bien derrière ce sourire l’épuisement du slovène. Il ne dit rien. Ils ne se disaient jamais rien, comme si entrer dans une discussion sérieuse pouvait altérer leur lien si spécial.
L’un comme l’autre aurait aimé prendre le temps de connaitre la personne derrière le rival, mais ils s’étaient abstenus, trop réservés ou dans la peur de perdre cette connexion unique. 

On appela leurs noms, et les hommes se dirigèrent vers le podium. La cérémonie commença.

 


Les photographes mitraillaient la scène. La poignée de main entre Jonas Vingegaard et Tadej Pogačar, les éternels rivaux du Tour de France. 
Comme d’habitude, Tadej sourit et félicita le danois pour sa performance des dernières semaines. 
Comme d’habitude, Jonas fit de même. 

Pourtant, cette fois-ci, ils ne se contentèrent pas des mots d’usage. Tadej se tourna vers Jonas pour lui montrer un élément au fond de son trophée de vainqueur.

— Tu vois ça ? Demanda-t-il

— Voir quoi ? Répondit Jonas en allongeant le cou pour mieux observer le trophée. 

— Ils ont changé le... Design.

— Ooh c’est vrai, j’ai pas ça sur les miens.

— Moi non plus, rit Tadej.

Leurs regards se croisèrent de nouveau et tentèrent de rester sérieux pour l’hymne Slovène qui se mit à retentir dans Paris. 
Tadej fit un discours dans un anglais toujours aussi approximatif, mais authentique. Jonas l’observa avec tendresse, troublé par la présence du slovène à ce moment. Il détourna le regard vers la foule.

Quand il termina sa tirade, les trois hommes sur le podium furent invités à faire une photo tous les trois, et Tadej leur fit signe de monter avec lui sur la première marche. 
La proximité avec le slovène fit de nouveau tiquer Jonas, mais il ne dit rien et sourit pour les caméras, le rire de Tadej résonnant dans son oreille. 

Le Tour de France s’acheva. 

 


 

Jonas, la bouche pleine, tapota  sur les poches de son maillot pour chercher son téléphone portable, mais il ne le sentit pas. Il réfléchit un instant et se rendit compte qu’il l’avait probablement oublié dans la salle neutre avant de monter sur le podium. Il se dirigea vers la sortie. 

— Tu vas où ? Demanda Wout, un petit four dans la bouche.

— Je vais chercher mon téléphone, je suis presque sur de l’avoir laissé dans la salle neutre...

— Oh, OK. A tout à l'heure !

 

 

Quand il poussa la porte de la salle, il fût surpris de la trouver encore éclairée à cette heure alors que le podium était fini depuis longtemps maintenant. Il avança vers le canapé à l’autre bout de la pièce et remarqua un rectangle noir. Il se saisit de son portable et se retourna pour sortir et retrouver ses coéquipiers.
Il sursauta. Il n’était pas seul, et ne l’avait pas vu en entrant. 
Assis sur une chaise autour d’une petite table ronde, Tadej l’observait en silence. Ses traits étaient creusés, ses cernes étaient marqués, son sourire absent. Il semblait être un homme différent de celui sur le podium. Il leva ses yeux gris vers Jonas et sourit doucement. 
Un sourire de façade. Ils ne faisaient jamais cela entre eux. Plutôt ne rien faire que de faire semblant. 

— Tu m’as fait peur ! Qu’est ce que tu fais là Tadej ?

Le slovène leva la bouteille de champagne dans sa main sans dire un mot. Son sourire avait disparu. Jonas s’approcha et tira la chaise à côté de lui pour s’y assoir. Tadej jouait distraitement avec l’étiquette de la bouteille et Jonas décida de faire un premier pas vers lui :

— Tu vas partager ou… ?

Tadej rit doucement et plongea son regard gris dans celui du danois. 

— Bien sûr.

Il tendit le champagne à Jonas, qui but directement au goulot. La scène lui paraissait lunaire, mais la proximité avec Tadej lui semblait si naturelle qu’il se contenta de profiter du moment. Il lui tendit de nouveau la bouteille.

— Sérieusement, tu fais quoi ici ? Pourquoi t’es pas avec ton équipe pour fêter ça ?

Le slovène baissa les yeux.

— Je suis épuisé. Je veux dire… Je n’ai jamais été aussi fatigué.

— Tu es vieux maintenant, peut être que tu devrais arrêter de gagner le Tour de France.

Tadej rit franchement. Il but une gorgée de plus de champagne et glissa de nouveau la bouteille vers Jonas. Cette proximité, c’était tout ce dont il avait besoin. Juste une personne qui puisse comprendre sa fatigue. Qui de mieux placé que l’homme qui vous suit comme votre ombre depuis plus de quatre ans, l’homme qui vous bat et vous challenge de manière à devenir une version plus forte de vous-même à chaque course, espérant être meilleur à chaque fois ? 
Alors que le danois but de nouveau au goulot, Tadej passa une main sur sa clavicule, massant l’endroit devenu douloureux depuis la fin du podium et son premier verre. 

— Ça va ?

Tadej acquiesça. Il fit signe à Jonas de lui donner de nouveau la bouteille. 

— Tu sais quoi ? On devrait faire ça plus souvent.

— Comment ça ? Demanda Jonas, confus. 

— Gagner, pour boire ensemble après.

Jonas rit sans pouvoir se retenir.

— On gagne toujours. Toi ou moi. On aura des problèmes de foie avant la fin de la saison.

— Peut être pas. Je ne fais pas la Vuelta.

Jonas leva un sourcil mais ne répondit pas. Il savait ce que Tadej allait lui dire. Il était épuisé, et les journalistes ne l’avaient pas lâché depuis que lui-même avait annoncé sa participation sur le Grand Tour espagnol. Il lui laissa de l’espace, et sentit que le slovène apprécia, car il tourna la tête vers lui, l’inclina vers l’arrière, et sourit. 
Il était rayonnant dans son maillot jaune. Il méritait sa victoire. 

— Alors, tu as des choses de prévues pour Août ?

— Absolument rien? Peut être juste profiter de Monaco, du vélo et des cafés, la plage… Et de la glace.

— Ça a l’air sympa.

— Ça l’est. Tu devrais essayer un jour.

Jonas s’amusa à faire tourner son téléphone dans sa main. Il se mordit l’intérieur de la joue. Il aurait aimé être comme Tadej : insouciant, libre, hermétique au jugement des autres. Le slovène remarqua son silence et lui tendit le champagne. 

— Tu devrais venir. Je te montrerai.

— Où ? A Monaco ?

— Oui.

L’euphorie de la fin du Tour, ou peut être même l’alcool, fit réfléchir Jonas. Il déverrouilla son portable et pianota dessus pour créer un nouveau contact, et le tendit à Tadej. 
Le slovène déposa la bouteille que Jonas n’avait pas saisie plus tôt sur la table et rentra son numéro. Il leva le téléphone pour prendre un selfie qu’il ajouta immédiatement comme photo de contact. Puis, il ouvrit WhatsApp et démarra une conversation avec lui-même. Son portable sonna dans sa poche à la notification. Il rendit le téléphone à Jonas en souriant.

— Voilà. Maintenant, retourne à ta fête, ton équipe doit s’inquiéter.

— Parce que ton équipe ne l’est pas ?

— Naah. Je viens de gagner le Tour, ils vont me laisser faire ce que je veux ce soir.

— Et que veux tu faire ce soir ?

Tadej baissa la tête, les coudes sur les cuisses, les mains jointes. Jonas remarqua ses épaules se secouer légèrement, et un sanglot être étouffé.

— Tadej ?

— Je veux juste dormir.

Les larmes du slovène coulaient sur ses joues pour s’écraser au sol. Sa dernière barrière venait de céder avec Jonas. Il se sentait misérable de pleurer ainsi alors qu’il venait de tout gagner. Il se sentait misérable de pleurer devant son rival. Il sentit un bras passer sur ses épaules et l’instant d’après, Jonas le pressait contre son torse. 
Là, enveloppé dans la chaleur du danois, Tadej se sentit enfin respirer, enfin apaisé. Il laissa sa tête reposer encore quelques secondes contre le sternum de Jonas, sentant son coeur battre contre son oreille. Il n’avait pas entendu de plus belle musique depuis longtemps. 
Jonas sentit le souffle de Tadej se calmer et, sans comprendre pourquoi, osa passer sa main libre dans les cheveux en bataille sous son menton. Il laissa ses doigts jouer avec les mèches plusieurs minutes.

Tadej avait arrêté de pleurer.
Aucun des deux ne voulait bouger. 

 


 

Jonas insista pour ramener Tadej à son hôtel. Le trajet dans les rues de Paris était presque hors du temps. Les lampadaires éclairent les pavés encore humides, l’air était frais malgré le mois estival et la Tour Eiffel brillait au loin. Le plus jeune avait réussi à retrouver son air insouciant, comme si le masque n’était jamais tombé. Ils zigzaguaient sur le trottoir en riant de tout et de rien, comme deux amis insouciants rentrant d’une soirée trop arrosée. 
Jonas lançait des regards discrets à Tadej tandis que ce dernier tentait de se repérer dans la capitale française en s’arrêtant à tous les coins de rue. Il sourit quand il se rendit compte de leur proximité de la soirée. Tout était si simple, si fluide. Il aurait aimé que cette soirée ne s’arrête jamais.
Ce qui aurait pu être le cas car Tadej tentait de prononcer chaque nom de rue avec un accent totalement faux. Jonas rit à gorge déployée et le slovène se retourna vers lui, un air faussement choqué sur le visage. 

— Mon Dieu, Jonas Vingegaard peut rire !

— Ooh tais toi Tadej ! Réussit à dire le danois entre deux éclats de rire.

 

Ils arrivèrent devant un hôtel et Tadej s’engouffra dans l’entrée en sortant sa carte magnétique. Il lui fallut quelques pas pour se rendre compte que Jonas ne suivait pas. Il se retourna et lui fit signe de venir. Jonas se liquéfia sur place, comme si l’invitation de Tadej pouvait avoir un sous-entendu. Il rougit immédiatement pour avoir juste pensé à cette éventualité —bon sang, son cerveau était liquéfié après trois semaines de course et une demi bouteille de champagne. 

— Tu viens ?

— Oui, oui.


A la surprise de Jonas, la chambre de Tadej était petite et simple, rien d’exubérant comme il l'avait imaginé avec l’UAE aux commandes. Elle était composée de deux lits jumeaux séparés par une table de nuit, un bureau faisait l’angle près de la fenêtre, cachée par d’épais rideaux crème. Juste à la droite de la porte d’entrée, une petite salle de bain avec une douche simple et une vasque avait déjà été utilisée par Tadej, si on pouvait se fier à la brosse à dents posée en travers de la faience et au maillot jaune laissé négligemment au sol.

Tadej se jeta sur un des lits, face contre l’oreiller. Il ne bougea plus et Jonas, toujours debout près de l’autre couchette, se demanda s’il était encore éveillé. L’euphorie laissée par la fin du Tour, l’alcool et la proximité avec le slovène depuis le début de soirée le rendirent joueur :

— Mais tu respires au moins ?

D’une inspiration exagérée, Tadej relava la tête de l’oreiller et rit bruyamment. Son hilarité était contagieuse, le danois ne put s’empêcher de le suivre, s’allongeant à son tour sur le lit libre. Quand ils se calmèrent, ils se tournèrent l’un vers l’autre, et plongèrent leur regard dans celui qui leur faisait face.

— Merci Jonas.

— Pour quoi ?

— Pour tout. Tu es le seul qui peut comprendre comment je me sens.

Jonas ne sut pas quoi répondre à cette confession. 

— Et… Même si on est rivaux, je t’apprécie beaucoup, en tant que personne. Je suis content d’avoir ton numéro maintenant.

Jonas hocha la tête. Il n’aurait jamais imaginé être un jour dans cette situation avec le slovène. Passer une soirée de fin de Tour à boire isolés dans une petite salle lugubre, traverser les rues de Paris, s’y perdre, se retrouver allongés face à face dans deux petits lits, dans une chambre d’hôtel minuscule, se confier et rire ensemble. 
Il n’aurait échangé cette soirée pour rien au monde, ni même un maillot jaune. 

Les yeux de Tadej se fermaient doucement et Jonas se redressa en tournant sur lui-même, comme pour sortir de la pièce. 

— Tu peux dormir ici, je ne partage pas ma chambre cette nuit, lui dit une voix derrière lui.

Il observa Tadej par dessus son épaule et pesa le pour et le contre. Un rapide coup d’oeil à sa montre lui apprit l’heure tardive et considéra fortement la proposition. Il ne réfléchit pas très longtemps et acquiesça, enlevant ses chaussures avec ses pieds pour se glisser sous la couverture chaude.

Tadej se leva et fouilla dans son sac éventré au bout de son lit pour en sortir un tee-shirt et un short, avant de se diriger vers la salle de bains. 
Jonas entendit l’eau couler et ferma les yeux, bercé par le son. Épuisé, il s’endormit aussitôt. 

 

 


Le bruit de draps froissés et de respiration haletante tirèrent Jonas de son sommeil. Il entrouvrit les yeux, chercha l’interrupteur de la lampe de chevet à tâtons, après avoir mis initialement quelques secondes à se souvenir d’où il se trouvait. 
La lumière éclaira la pièce et il découvrit Tadej assis dans son lit, trempé de sueur comme s’il venait de finir une étape de montagne. Le souffle du slovène était court, ses cheveux collaient à sa nuque et à son front, ses vêtements collaient à sa peau. 

— Tadej ? 

Il releva ses yeux gris vers lui et passa une main dans son cou, essuyant la sueur. 


— ça va ? Un cauchemar ?

— Je… T’inquiète pas, tu peux te rendormir.

Jonas n’eut pas le temps de protester que Tadej s’était déjà levé et s’enfermait dans la salle de bains. Le danois, hébété, le suivit du regard avant de souffler doucement en s’allongeant de nouveau dans son lit, tourné vers celui du slovène.

Les draps de ce dernier semblaient aussi trempés que lui quelques secondes plus tôt. Il ne voulait pas s’inquiéter, peut être que cela était normal chez Tadej après un Tour aussi exigeant, peut être que son corps réagissait de cette manière après autant d’efforts.

La porte de la salle de bains s’ouvrît et Tadej en sortit, une serviette autour de la taille. Il avait la tête baissée, presque honteux, comme s’il venait de faire une bêtise. Il s’accroupit pour sortir un nouveau caleçon et tee-shirt de son sac et retourna dans la salle de bains.

Jonas sentit le rouge lui monter aux joues. Il secoua la tête pour se sortir l’image de Tadej à moitié nu de l’esprit et tenter de se rendormir. Ce fût un échec. 

Le slovène ouvrit la porte et retourna dans son lit sans un mot. Il se coucha face à Jonas, les yeux clos, comme pour éviter de croiser le regard du plus âgé. 

— Tu vas bien ?

— Mmh.

— Tadej. 

Ce dernier leva ouvrit ses paupières et rencontra les yeux bleus de Jonas qui le fixaient intensément. Il lut l’inquiétude sur son visage et tenta de le rassurer.

— Je vais bien Jonas. ça arrive parfois quand je suis super fatigué.

Sa réponse ne convainc pas Jonas, et il le vit très bien, mais aucun d’eux ne voulut approfondir le sujet. Le danois ajusta sa main sous sa joue pour être vraiment tourné vers lui :

— Je serais là si tu as besoin de quoi que ce soit...

Tadej rit doucement et lui lança un baiser en continuant de pouffer.

— Merci chéri.

Jonas rougit furieusement mais rit tout aussi franchement.

— Oh tais toi !

Ils rirent encore pendant quelques secondes et Jonas éteignit la lumière. La nuit enveloppa de nouveau la chambre d’hôtel, et les joues rosées du slovène, passées inaperçues auprès de Jonas, disparurent dans l’obscurité. 

 

 

Notes:

Merci d'avoir lu jusqu'ici !
J'attends vos impressions en commentaire :D
A très vite pour la suite :)